Odyssée Pornographisme
dimanche 6 octobre 2013
Chant I
une plume rouge-gorge tout du long est fanée est ternie est chaulée à blanc . c’est un corps de femme courbe sur un béton ciré . elle vient foutre son cul dans ma bouche . celle rouge-corps prête aux monologues prosodiques . prête à apprendre l’hébreu à domicile . j’en rends la putain archaïque dans son azulejo duveté jusqu’au dorénavant . d’elle cogne mon attente . là contre un mur . là sur une chaise un retable une commode . là accroché fixement à la matière de l’inventaire autobiographique de l’objet . à l’inventaire chloroformé des sexes coupés . je trie le travers de l’inventif . celui-là même qui vogue de décalogue génital en branlette divine . celui-là même qui erre la bite bée à sonder les rires apollinaires d’une femme blanche . l’éloignement aporétique et étanche ne comble pas le fait d’en aimer une autre pour se débarrasser définitivement de l’attente . c’est un instant d’ignition . où le rouge devient ocre . où l’aube devient crépuscule . où rien n’incombe aux rescapés anciennement de l’OTAN . un pistolet browning sur la tempe . une fourchette argentique sur la glotte . une corde à nœud autour du gros orteil . je vais tuer et plus que tuer pour la Cause et puis enterrer le corps de mes mains de crevure . essuyant austénitique les poignées du cercueil . j’hâte le temps corrodé en julienne qu’à chaque baise un peu de gras inhume sa hanche . qu’un trou d’ion anime le peu jusqu’au piédestal . c’est une pierre glabre ou tannée pâle ou pliée hectique ou osseuse . c’est une statue aux longues jambes avec la tête entre deux banches et un sourire mort . Pénélope la blanche . celle dépigmenté . dépressive . démanifesté . qui a dégrafé son corps et laissé couler la call-girl . celle aussi gaulée qu’une madone tempi . un bout de nichon ouvert en ségrégation . un bout de lèvres plein de blanc . un bout de genou froissé en boule . celle qui d’une pichenette fait trembler la membrane espaçant le vagin de l’anus . espaçant Ithaque d’Ogygie . celle qui pue le cul attractif . le cul éponyme par delà les modalités affirmatives . dans la vaste mélopée de l’Anabase . je déclame tout le récitatif poétique de la séparation comblée . ces pré-textes encombrant les crimes pour macadamiser le destin des aveux . je suis un être sage . ove et jaune . décomptant les moutons noirs . raclant les barrettes de temps . rompant les sot-l’y-laisse mono jattes . j’encoche mes poignets jusqu’au bauge des cochonnes . où j’irai boire à la source les mains dans le dos . sans imaginer son reflet mondanisé et fracturé d’arbitraire et châtié . les yeux pers croisés de deux étais . les yeux drapés grisant le mouillant . clos toujours . toujours . toujours clos .
samedi 5 octobre 2013
Chant II
qu’un jab gauche cogne franc . ni la chute à vélo ni le posé d’un geste . qu’une masturbation maternelle s’esquisse enfin dans le berceau de brume . rêvant que tous connauds ne baisent la mère . celle qui s‘excuse d’être détachée de l’homme . ni la balade de l’œil ni le boulon d’une vierge . voilà ceux-là à téter . à banqueter . à mouvoir . à tordre . à cliqueter pour un cul de femme post usé . un cul au gout salé par le foutre . à la recherche quasiment d’une signification sous toge . géométriquement orbe . analogiquement plagié . j’harangue le récit respiré des écumeurs prétendant le sexe . de logique d’armes . et je coche chacun d’eux . une passe une passe un couché . une passe une passe un couché . le suaire accueille les nombreux pieds entremis . compilant le lopin du parqueur d’où se chiffrent l’unité de chacun . à créer l’ovale parfait autour des amas sexués . qu’une logorrhée tarissable chante l’amour muet . d’hymnes cadastraux hors les murs en hymnes cadavéreux déconnectés du plaisir . les écoutants rythment l’épopée du neuneu aux pieds-bots ailés . je ne garde pas les plumes . je ne cueille pas les coquelicots . je ne danse pas le tango . je ne jette pas les tickets de métro oblitérés . je n’observe pas les passants . je n’attends pas la femme fractionnée . je ne lis pas les journaux pubiens . je n’embrasse pas la bouche . jamais la bouche . ni la pâte à lèvres . ni la langue mi monacale mi maternelle . un coup de queue suffit à aimer . un laps de jouir . un jet d’entropie jusqu’au point de rupture féérique . et puis se suspend les crimes de la fidélité tertiaire . le viol des cocufiés . les attouchements de petits mollets . et puis cette horde en transe . assise là . dans ce couloir de gare . à la patience séreuse et au comptage de vaches . l’aiguille sèche sur le cadran figement récité . en rouille d’eau et d’os . une tige moitiée et cintrée dans le cœur du plateau . une plicature ombrée pour indiquer le recours aux forets . une immense étendue passible de vide devenue cimetière d’une sienne sépulture au corps absent . je suis la bile en mue imaginable et je n’aurai pas le courage de découper l’âme en rond . l’âme domestique du non-bâtard où les non-dupes errent . dansent le Fellini et bougent l’épaule en creux . comme des tapettes signifiantes . comme l’animal en mal de femme . le sourire domestique . les dents étanches . l’inconscient scrotal . le torse en laisse . ils prétendent être exponentiellement aimant pourvu que leur bite bande droit . un trèfle à deux feuilles perpendiculaires à leurs nausées .
vendredi 4 octobre 2013
Chant III
à moins zéro d’une eau follet jusqu’au coin . le divin se scinde entre une viande variée . entre des cuisses brulement jointes . un sacrifice juste équivoque feint sa petite moustache . quelques poils lustraux ci et sa grosse touffe pleine de lèches là . j’y . blanches ou grises . à l’inverse de l’impesanteur . du mobile sexe à l’Oedipe gourmant . j’y avale les pépites de pornographite . celles à la dureté sertie . j’y gobe les orges au dessus des sols . hors des terres posément coiffées par l’aile des zéphires . j’y mets la bite au fond . j’y tire la crinière . j’y presse le nichon . j’y viole le cul . jusqu’à ce que son âme quittent ses os . sans contrepartie . et Polycaste suce . sans contrepartie . le taciturne l’insidieux le cauteleux fils s’efforce lui-même en pire d’être l’hologramme de son père . à l’œil déréel en son lointain . à la mèche introversive pour taire le psyché . les serges et les frocs s’épinent de doubles trémières . blanches ou grises . que d’errants singuliers pavanent à l’endroit attractif du bord de guerre . à cueillir des tiges des berlingots des colliers pour femmes . à dire l’ordre . à réparer les honneurs ultra bafoués . à tuer les arracheurs de dents . à trier les trophées . à tromper salement . à crever les faux-semblants . à fracasser les fantasmes les vases les phrases . à pendre les lâches . à ligoter les serments . à plaindre les aèdes . la guerre dépecée a perdu l’autistique reine à l’effigieux vagin . enfin la mettre . jusqu’au boussolement de l’âme . sans contrepartie . le poucet s’éparpille en masse et rage les cuisseaux . le poucet fend à-pic les tendons cervicaux . même cœur . même esprit . même vœux rectiligne que je virage sans cesse . attiré par l’arôme des mantes putains . par la jarretelle de celles que je bave outre . puis salive deçà . puis polarise de khôl à en perdre le nord . toutes accrochées à mes couilles et en attente d’une coïncidence divine . d’un récit elliptique . je scrute la viduité de celles qui envoient leur cul sur mon email . qu’une inconfortable posture ne spamme l’obsécration des prétendants . ceux qui sont constituées en dignité . ceux qui s’émeuvent de leur démourir . ceux qui rédigent les comptines paillardes en mémento liturgique . je ne crois pas au mythe du banalement baiseur . capable d’abolir la pleutrerie libidinale . j’y . blanches ou grises . attise les retrouvailles post paternelles jusqu’à la catapultation du génitif . ni trace du comment . qu’une balafre bleue froisse son buste ciselé . ni ordre réparateur . qu’une ramure d’épieux burine son corps électro batave . j’aspire la kératine à la paille . sans contrepartie . pour enfin baiser ailleurs qu’en Pénélope .
jeudi 3 octobre 2013
Chant IV
de la matière noire sous l’ongle noir . lucidement goutant . j’être enchainant dans les pensées de Ménélas . celui qui dit le dicible . j’être protestant le courage d’un visage vermeil . de la panse argentique défigurant la glèbe couchée devant le joug . je corrige l’effacement de l’homme d’Ithaque . celui des baises à l’ile carrée . celui à la réputation bourrée d’actes franchis et de gestes captifs et de murmures héroïquement admis . celui des partouzes chevaleresques . qu’une vaste plaine porte le trèfle . le souchet . l’épeautre . celui du lion à crinière . du dragon . du porc géant franchement écorché . celui prêt à sodomiser même un petit dieu trainant dans la peau du vassal déniaiseur . du bali balo dextrogyre . du pseudo rabat de frissons à la noire perruque en tain d’écran . en abandon d’une létalité sourde . le voici enfin réactivé d’un cratère forgé d’actionnismes farfelues . et de gros bobards érotiquement banaux . et d’extrêmes choses sous les plafonds sonores . il épisse les estropes de cuir jusqu’au prochain vagin . la langue tirante de bave spumeuse . le membre pleurant le revers poisseux de ses fesses . sans tache ni éclat de tache . le voici en abondance de foutre noir . la quenouille chargée de laine purpurine . et le bronze et l’argent et l’ivoire . le voici en décoration de torse bombé . j’abats la plaie . et le sang et la sanie et la vacuité hiératique . j’abats la plaie comme le bœuf à la crèche . la grande orge blanche geint à l’oraison du maitre . d’y voir l’ombre pliée à l’ouverture de la choune . d’où déjà coule la cyprine humide sur le versant . face lessivée d’isotopes transsexuées . mutilée . mutique . Mutt . j’être criant de lèches . tout meurtri de gifles épithètiques . de griffures Giorgione . de plasticage introspectif . je troque mes demi vers pour des rimes putains . pendant que Fukushima fissionne et que l’aurore aux doigts de roses s’ouvre sur les matins de Pylos . il n’est donc pas rentré . ni après . ni après l’après . rentré du dehors . des éclairs . des soleils . après la zone industrielle . après l’Ikea . après le Conforama . après le Darty . après le Bricomarché . après le rond point continument . après le feu clignotant orange . c’est gréseux au bout des mers dans le pré mal séant du roi des Myrmidons . c’est aciéreux de machinerie âgée . de poltronnerie civilisée . d’attaque avionnée de B52 greco onusien . quand voyant Achille en broyeur de guerrier . égorgeant les bagnoles et les bus de substitution . perçant la tôle rouille des pelleteuses . sciant les grues jaunement pisses . ni après . ni après l’après . sur le chemin paternel où s’appuie l’arbre seul .
mercredi 2 octobre 2013
Chant V
la baise en mort admise . ni branlette ni lèche grise . qu’enfourné une déesse est décadent décodant déconnant . et mal . c’est cuit pour la nymphe bouclée . l’enclos de ses dents greffe sa gorge . sa trachée . sa glotte . tout dedans sèche à l’égouttoir . crument sauf . les larmes . les sanglots . les chagrins . j’affirme le contour prononcé d’accents nus et libertins . qu’une Monroe crie de douleur et pleure l’onde claire où gitent les criardes corneilles . qu’une Bardot brait la peau de quatre phoques à l’orée de ses règles bleues . qu’une Zahia hâte la pelote en tripot ceignant ses reins de l’orfroi . la mort à bout structural . je regrette l’odorant des longues routes . et des rails et des claies et des poutrelles serrées et des drisses et des ralingues et des mâts emmanchés de leur vergue . je regrette Déméter et Iasion . l’une pouvant baiser jusqu’en Olympe . l’autre lacunaire jusqu’au vagin . je regrette la substance perdue et le viagra frelaté . l’exception de l’enlacement suffisant . je regrette la manche prisée des bleus de chauffe . l’usine . le camion . la bétonneuse . je regrette la disjonction des monozygotes et le sexe libre . Ulysse apprenti bricoleur de mini radeau proof pour causer sa fuite . perce et cheville . pour bâtir le plancher flottant de la scène . l’opéra hommement homérique et ténorisé . et les strapontins pour les prétendants qui prétendent préférer être assis . mal d’ailleurs . à cul d’hui et couille entre la paille . j’affirme la mort définie et le plaisir de s’enfuir vilement pour rejoindre celle sans grandeur ni beauté . altérable et puis . aliénable et puis . engoncé d’une double cépée d’olivier franc . unis-les pour bâtir le plancher de cèdres vétilleux . de thuyas sycotiques . de peupliers ajourés . punis-les d’un tir fiché comme un clou dans la tête . la céphalée de la tempe brutalise sa conscience jaunie . no trouble no fuss . qu’il dresse le gaillard . fixe les cent voliges et prépare la mer . qu’il écarte ses hanches slaves . contrebute son torse par à-coup et viole dans son cul serré . qu’il crache sur l’obvers planté au milieu du mouillé et éjacule à l’aurore du bordage . le pieu des ongles de la sublimation ne se réconfortera jamais du mépris de la déesse à lèvres . le cambouis l’eau de rose agrègent la stimulation nociceptive . déchiré d’une distinction honorifère . déchiré et saigné . déchiré profondément tristesse . je regrette verbalement l’idée simple de nudité et j’affirme mériter les lauriers immortels . ceux du baiseur cruciforme . ceux du poète bègue aux deux joues affutées qui pantèle l’encochage des verbes . le gondolant des mots à devers d’une voile fine . salure et bleutée . la nymphe assise sur un bidon de bourbon échoué . dont l’orteil trempe . dont l’œil pleure horizontalement .
mardi 1 octobre 2013
Chant VI
la sédition phréatique d’une fille aux bras blanc cille l’après . en latence prépubère . à la passion ratée par un érotisme pornographié . elle traine la rivière . colique . opaline . véreuse . pendant que le pilote de stuka joue l’ascenseur . entre troncs et sous-prés . un rameau feuillu dans le fion . la pine en main à se branler en détail . je grève jusqu’aux franges de voix fraiches . j’hume . j’expire . j’amerris en oued où les perles s’égouttent en vérette . les perles tachent l’eau . les perles enfournent la diatomée . les perles creusent la terre . les perles puent la vierge au teint de blés . les perles secouent le cœur . là-haut jamais de neige . là-haut dans le nether de minecraft à la nudité jusqu’au plus lointain . je la prends aux genoux . Nausicaa . aux genoux jusqu’au voilage d’Alighieri Dante . jusqu’à la crosse de Jacques-Bénigne Bossuet . jusqu’à la cagoule des Pussy Riot . alors out . un provisoire tremblement d’air orne le héros d’endurance . ni tong ni marcel . à nu . tel un bic jaune . à froid d’une crémation usuelle . au rire pénien d’un travelling compensé . c’est un hors série limité . une parenthèse vindicte . fantomatique et solennelle . l’oncologue saoul de femmes mortes sonde le silence fi . le sociologue vante la race teinte . le puceaulogue recherche le sexe prolétaire . lutage et étoupement . à l’heure d’une pratique métèque et d’une théorie arienne . en deçà du couplage . du bandage occlusif . d’une fracture du scaphoïde . voilà le décor ombré d’un théâtre cruellement fantôme . une fragrance printanière . perspicace et génésique . voilà deux tragédiens échappés d’un même linceul . une fille aux bras blanc . un homme à la bite roide . d’un enculage l’autre . d’un trou vaseliné à la gloire d’une chronique obstructive . je creuse entre les titres déchiffrés . entre les cheveux cribles . entre le gros sel et les seins de la brune . j’hésite la mort . les mains à plat sur le billot . à regarder la trotteuse en lutte avec l’élasticité du temps . après l’èche . la pendaison . la hache . les trois chevaux de labour . à observer le fuir au lendemain du jugement plaintif . crudité de caillou . sucement de pouce . fraction de tétée . outils de bronze . suçotement admis . le bras blanc caresse la courbe . Nausicaa . le bras blanc traite la verge réparatrice par là haut . Nausicaa . le bras blanc incurve l’intégrité du transitoire . j’y colle la vérité sur le front . j’y graphe d’un trait de feutre cette longue phrase bouclée de mots que me dictait ma mère . j’y hurle les majuscules de noms hors du commun dans un récit tenu . j’y prouve l’ingresque nu où le bras blanc émet la césure jusqu’au sang .
lundi 30 septembre 2013
Chant VII
ce qui n’a jamais lieu lorsque je perds le jour . c’est au cueilleur finissant que le rêve se trouve . je ne suis qu’un mortel durant . d’écriture revers . d’ébranlement de bite . de nourriture préhensible et allusive . je visible le nu pour la fourbe de Valpinçon . je rien . là devant chacun des passages creux vers une humanité imbue de belles-lettres . une redevance de luxure et une épine drue coincées sous le linteau d’argent . la voilà héroïsée au cul . du foutre sur l’ongle des doigts . à polir sa langue jusqu’au muet . je n’ai rien de commun . ni l’être ni la forme . je suis un objet à la place d’un autre . qu’un fragment de femme plie . écrase . broie . domine . noire . accable . pille . humilie . lustre . luche . luit au delà du soleil pour défaire la chronicité du désir . c’est une fable basse en équilibre goutant . un énoncé éponyme relevé du caniveau . sec à fente et à lubie . puis une épluchure translucide présente en lamelle sus . puis une peau des choses présente en silhouette blanchement lissante . puis la marre ocreuse couvre l’amnésie domestique de ses petits cris d’utérus . un tas viandeux à l’origine de pas sautillants . entre des cailloux et des arbres . tel le brandisseur de foudre . celui qui châtie l’odieux dans sa monotonie . celui qui flingue les espoirs à l’ire de la culation . celui qui découd la souffrance déchirée sans aveu excessif . je la réencule jusqu’à l’écoulement . jusqu’à l’outrance du reconstitué . la pérégrination prétextée de la baise ethnologique cache l’ultime position . en marelle d’expédient sans hommage ni réaction . en lèche des hyphes au sortir du gland . me voilà avalé par le milieu du corps . happé . aliéné à la bure de l’errant . elle protège mes os mâchés et insignifiants et effilés de lignes continues après la virgule . quasiment en cascade . je perds le jour où l’on verra le noir . qu’un ricochet m’étire à l’aube contournée . je prends les vers à la pipée et le rythme des syllabes sans anse ni maitre . du comblement à la lie . de la décollation à la hure . videux d’or . je sors du travers des choses où l’inaccessible duveté de sperme tartine son bras blanc . son bras d’huile en onde qui s‘écoule en épaisse nuée de clou . hors la parole conjurant ses auditeurs . hors la trogne burinée d’un mari pommé en Phéacie . un chariot de Monop pour demeure . rien sous la feuillée . d’emprunte fongique . de tracés mauves . rien de plus chien . qu’une queue secouée de bonheur n’ait le doute de la mie de pain . le doute d’une fragilité perdue en cendre de Tokio . jusqu’à la route où le rêve se trouve lorsque je perds le jour .
dimanche 29 septembre 2013
Chant VIII
qu’il est beau . il a les jambes droites et la douce odeur du cul . elle mouille pour un homme sans lucidité puissancielle . sans qualité musilienne . un homme au hasard d’un autre . prêt à piner entre les fesses parmi les mortelles . les pleurs de putains . les adolescentes trop dévergondées . un rameur de vaillance éprouvée d’où émane l’exhalation du corps . cuisses . mollets . paire de bras . muscles du col . poitrine . et sa queue rosement coulante et son gland ennuagé et son foutre au coin de l’œil . je prétends l’endroit de lecture . qu’une longue phrase appointée finisse en SMS à la trouble notoriété . assez coupée de smilés . le sens tombe de ses yeux par l’orbite discrétionnaire . comme une larme à revers qui progresse à condition d’être humidifiée . humectée . humiliée . ou lacée de discours . pas de semblant que je révère entre tous . qu’une phrase sans verbe fige la rancune des cocus . à la chair furtive . à la tissure lacunaire . je déçois l’autre par agencement de prophéties hasardeuses et moches . celles d’un poète dialectal et boiteux . le doute tâte . l’expression dérive . la misère et les chagrins entrent dans le texte . profanation d’oz . outrage blasphématoire et présentisme ordinaire d’un dieu-dupe à demi nu . la chemise débraillée mais le zob caché entre ses dix doigts . le prépuce rosi tellement rosi de fer-blanc en manque de cœur . d’épouvantail en manque de cerveau . lui qui branle et branlera son courage au plus offrant . les poignets au-devant de sa bouche doloire . les cinq dents infrangibles . la langue vipérine éveillant le rasé . le tonsuré dont la braguette du short fraye le membre ichoreux . laisse moi t’embêter autour des couilles pour sentir le jouir dans le vide des jambes . comme on plante un couteau dans son chien . ça vide le constitutif . ça vide la solitude . ça vide l’estomac poétique . tout est conservatif dans le néant du trouveur . comme on guette une bonne tirée de mulets au labour . je dresse la grande enclume pour forger des réseaux de chaines . et suspendre les amants voltés . et agrafer les carcasses inanimées de charge . et décharner les mains plates d’une encre rouge . mielleusement rouge . et entendre l’halètement d’x seins . j’énonce un cri reculé qui coud la conscience . celle de l’enfance phonétique . amuïssement maternelle . celle d’une ritournelle superflue. d’une branlette espagnole à contre peau . c’est une source d’élision rageuse . prosaïque et quelconque jusqu’à l’arrivée du soif . une source divine de nourrissement moite . de concupiscence païenne . de mouillure d’un vagin raboté à l’index .
samedi 28 septembre 2013
Chant IX
c’est un mono sourcil au dessus de l’œil rond . juste au milieu d’un visage enclos . d’où le regard aigu et droit fixe le blanc d’une violence peluchée . déchainée d’hurlements . profanée de crachats soigneux . domptée de larmes Pise . désormais je tarde l’enfance . couvert de noir jusqu’au décharnement d’état . abhorré de gueux . de freluquets . de nains et d’autres demi-mortels . d’autres broyant le couvercle d’un geste sonore . cognant et saccadant le dedans . bouillie . compote . cervelle . pluri chair . entrailles . viandes . moelle . os pour petits chiens . Polyphème était mon doudou . poilu et rêche et statique . je ne l’aimais pas mais il m’était fidèle et silencieux . sa cruauté torse me tenait jusqu’à m’en crever l’œil . ça gicle rouge . la prunelle en flammes . ça gratte brouillement . la fumée segmentale . qu’une étendue ravageuse s’exécute en piètre no man’s land déchiré . dépecé . dilacéré . éraillé . tailladé . désuni . démembré . désagrégé . désassemblé . disjoint . rompu contre terre . désaccordé . coulant sur le sol . coulant en flaque chimérique . coulant sur l’espèce d’espace du rapsode oulipien . coulant en mécanisme pressant . demeurant fougueux à l’envie . je rêve enfin de putes ou de moins putes . celles qui osent m’attraper la mono couille serpentine d’avec leur bout de lèvres spiralées . étirant le manque d’homme . ni majuscule . ni particule . ni drap . qu’une archéologie commune fausse l’approximation perverse du bon mangeur de pain . eh bien . je gouterai Personne le dernier . là qui reste . pire en gueuloir . là qui cause mes regrets . mes mies éventrée à l’égide . là qui comble l’être jusqu’à épuisement du monologue . c’est Molly Bloom qui prend les transports en commun . c’est Charles Reznikoff qui s’enivre de tabloïds salacieux . c’est Christian Prigent qui écrit à sa mère . inutile de lire . expirer néanmoins . c’est Hannibal Lecter qui effeuille une pucelle anarchiste . Polyphème n’en fait qu’à sa tête et bouffe seulement les corps d’œuvre . obsédé de procédés épicuriens . de cruautés hallucinatoires et de bavardages femelles . rien que cela . obsédé par la chair diaphragmée . par le goût de la chair . par le substitut du goût . que tout cela couvre la parole . cessant le silence des moutons rabelaisiens . qu’une caresse appuyée broie l’humanité anthropophagique . anté numérique . post socialistique . mono poétique . obsédé par la désinvolture originelle . j’acte l’interjection définitivement . où la surprise et la perplexité glacent mon cou avant la corde . où la surprise et la perplexité ne sont que le bougement . le bougonnement . le bourgeonnement de la vie .
vendredi 27 septembre 2013
Chant X
enfin j’usai ma peine à l’insouciance de Circé . de son sexe prenant la dimension d’un nuage freux . que je broute . que je mords à l’envers . que j’organise syndicalement . alors je lui prends les genoux . déclos et rêve la cinématographie de l’entre-homme . alors je lui tords le vagin . éploie et fend la tranche pelliculeuse de l’attente . mutante dans sa chatte insulaire . qu’on sexshop et qu’on monte au lit et qu’on fasse la chose . alors je fais mine de l’occire . outré de blanc . pour finalement rentrer au fourreau mon glaive bavé . sans piner . sans troncher ni verger à la sangle de la clisse . sans égoïner ou mieux taire . que la drogueuse tend son cul au taquet . effluve son con aux nuances d’excite . que la drogueuse jette à manger faînes glands et cornouilles pour les petits porcs . je ramasse les preuves du passage . où paître . où pâtir . où partir est à peine une décision . quitter celle qui baise à la claque du doigt . nue brune dans les draps comme une île qui flotte . au point centré qui toupie les murmures d’amants . les silences brisant le cœur et l’autour . la vigie matte l’horizon psycho somatique d’une mer fragmentée de cil jusqu’au ras . pas de houle . pas de flot . pas de ride . partout le calme blanc contrecarre l’atropine . contre cadence la semence du promettant . que la drogueuse enfle les verges au gruau d’orge . de miel vert . de vin de Pramnos . pour une rangée de godemichets à peau d’huitre . pour une sentence bactériostatique d’objets désodorisés . c’est une femme buée qui pressure le ventriloque jusqu’à la glotte . nettoie et désinfecte la brèche à l’extrémité de la joue . qui feint d’user les muscles faciaux . nuit la narration pour muser entre les langues . c’est une femme prête à déniaiser vingt deux porcs et un homme sale . connement obscène . censément ivre d’un rire indistinct . d’ombres bègues et de hanches inexorables . censément désinvolte et inquiète . c’est une femme qui sirote un moly grenadine . qui se farde de perles de viagra . de cornes de rhinocéros . de fragrances de poppers . pour une réattribution masculinisante . une génitoplastie . une métoïdioplastie . une phalloplexie . une pornograffitie . la technologie railleuse est au point d’incompréhension . d’interrogation narrative . et la barbe postiche et le mollet anguleux et l’ongle cambouis et le marcel sué et les testicules sous coquille . que la drogueuse se fraie au travers de la chênaie . transfigurent celle en cela . où la tautologie du recouvrement exhorte l’écho des dieux fortunés . où l’on voit le porcher appeler le porcher . je suis au lointain de moi-même . vers l’abattoir . la main sur la poitrine . j’égorgerai Circé .
jeudi 26 septembre 2013
Chant XI
d’ici même et ses petites morts à cloche pied dans l’Hadès . les tribus formidablement pareilles se parent d’ombres érigées . d’âmes aux ossements blanchis . au travers de scissures quinze fois rouvertes . de plaies mille fois sucées . je déteste les choses taillées . les voitures climatisées . les murs lisses . les urinoirs javellisés . l’herbe rase . les laitues lyophilisées . l’analogie sublimée . d’ici même et la ribambelle de zob en leu leu appliqués . en ronde Tantale et Sisyphe et Caravage et Shakespeare et Pasolini et Genet et Sid Vicious et mon ami Pennequin . tous insensibles aux humains épuisés . ferrement ionisé au séjour des défunts . tous amnésiques aux aboiements de yorkshire . rien jouir de ces culs à glaise . arrosés de brumes du noroit . de murmures fugueux . d’algorithmes salopes . rien ne passe en horreur et en chiennerie . rien jouir qu’une femme . le sexe souriant à l’approche de la baise . du cul du cul du cul . le sol fume le sang et c’est le regret de celle . vibrement femelle . qu’un marteau triqueur ne rouillera pas d’ici même . je compte les poissons rouges dans son vagin . je compte les libations d’abord de lait . de vin doux . d’eau pure ensuite . je compte les momies . les bœufs à la crèche . les russophiles . je compte les fées . les pédés . les traders . je compte l’envers et l’endroit d’une même fesse . je compte sa tendresse qui m’arracha à la douceur du miel pour décompter ma petite vie de merde . c’est pas croyable toutes ces stars obèses aux déhanchements Monroe . ces bimbos Soubirous . ces chippendales guevaristes . ces rentiers divino homériquo bobos . je songe à prendre la pose . entre un rocher sans poids et un tronc d’orme creux . en arrière d’une tapisserie roussâtre de brulantes flammes . à m’exciter d’elle . je me penche pour lui recoudre le genou . je lui agrafe le monokini et lui peigne le dos . d’ici même et la parenthèse mouillante dans sa bouche pour lui faire dire l’amour . c’est une morte volontairement soyeuse . décidément muette . c’est une morte dans la gonflée du sexe . là j’y colle ma joue . dans le pli intérieur du coude . l’excavation de l’aine . la rougeur du sein d’angle . la couture rêche d’un pan nucal . je tranche mon corps par moitié pour vénérer ma duplication . un demi-moi déambulant les deux jambes inégales de biais et d’amble . s’enivrant de la motilité d’Artaud . sautillant sur les heures passées à vivre . sur l’herbe fauchée des immensités poétiques . d’ici même et la mie nombrable se couvre de voies pointillées . d’ombres tractées par bout indécidable . et soudain la forme s’enfuit comme un songe fichu . comme morte .
mercredi 25 septembre 2013
Chant XII
me choisir le mal . de plein fouet dans le ventre noir pareil à des corneilles . on égorge . on écorche . on couvre les cuisses de graisse de palme . on coud les cuisses autour de sa tête sans force . on trottine . on pédale balafré d’emprunt . on fixe au mât la fille grammaticale . maigre et couperosée . pour creuser le passage entre deux vilaines aboyeuses aux trois rangs de dents imbriquées . aux trois vomis quotidien tapissés de viandes salées ou de daubes acides . bestial ou halal . vaginal ou anal . j’y baise en dedans quoiqu’en vide . j’y broute leurs chattes hissées sur l’arrière de mes boules et j’y tends le cou jusqu’à l’engouffrement . d’où s’exsude une sueur trop saignée d’hémistiche . celle du milieu phonétique . celle séparant la bave du chant . qu’une parole dyschronique hâte le surréalisme . dépèce le cadavre exquis . fend la beauté convulsive . décide le mot . académisme . automatisme . obscurantisme . homomérisme . héliosexisme . érotisme polie . glisseux et fadasse . j’expire le langage sans connaître la naissance ou la mort . en fantassin de guerre première à l’assaut de tranchées . de tertres . de stèles . de mottes d’air . de cahots pierreux . à galoper au travers de Messine qu’une gambille de voyelle corrompt vingt consonnes . je tombe le masque de sommeil entre les muscles ciliaires . je tombe d’incertitude et m’enivre de jus de Maldoror . qu’un lettrisme putréfié se dissolve dans l’immensité bleue . pour observer laquelle ne pas choisir . l’une flanquée d’une haleine de baiseuse divine . l’autre aux six laisses accrochées à sa hanche phorcyde . l’une libérant l’effluve nauséeux de son jupon . l’autre entre-pressant son piercing du téton . l’une touillant l’eau usée . l’autre mâchouillant sa gomme fraise . l’une mourir . l’autre mourir . sans ailleurs . je cabote les rhétoriques bordées d’un rivage tout blanchi d’ossements et de débris humains . où elles m’attendent nues . sans ailleurs . sans bouchement de vergetures . la ride entre les jambes et les joues aliénées . récitant leur sexologie murmurée . voici une harde de membres érogènes femmement affables . objectivistes et énoncées . qui patiente la mort . je leurs lèche l’intérieur de la bouche . les gencives . la langue en dépôts de savoir et de technique . qu’une prose blanche cumulative . apposante . juxtapositive l’entendement de son idée littérale . secoué Proust . et ces divines déposeront leur cul en dehors du récit . contre ma verge ambidextre . contre mes doigts encrés . contre l’aveu intime d’une dialectique non admise . à noir jusqu’au finalement me choisir le mal .
mardi 24 septembre 2013
Chant XIII
le lendemain presque . à l’allongement d’une jambe gauche et d’un moignon bas . à tremper tout le sable . la cendre . le cumin . à n’être qu’une flamme raillée de coquillages operculées . de drones multicolores . de confettis et de pierres trouées . me voilà poussièrement hermétique et rayer d’elle . verser d’une nuée de foutre caillé à l’isthme étroit de ses cuisses . ses rotules abimées d’acte onaniste comme une mère célibataire en quête de bites . voici l’olivier qui s’éploie à l’entrée de la rade . voici l’antre voutée d’une courbure unique . voici le Nérite boiseux . voici le retour devant le poster parfait d’une réflexologue en rut . je scrute la mer flétrie d’une jolie peau . j’égraine le pré tout mangé de fumée . j’exhume les sentes en lacet et les belles étoffes de blé . j’en baise la glèbe nourricière . j’en baise le sol sarclé d’une charrue d’assemblage . et la pépé sur son socle qui pivote douze rounds et soulève sa jupe . d’où sa touffe brune trace un rictus par retroussement de lèvres . par prélèvement des coins de la bouche . sans secousse et sans risque . la terre dire au chuchotement . je lisse ses poitrines et déchire son petit cul serrant ses muscles secrets . et fourre chaque coup dans l’étroite ouverture pour un même éblouissement émétique . splendide vomitif . discœurant euphorique . qu’un mortel debout sur l’emplanture observe l’horizon comme le visage d’un imbécile . j’abats le paysage pour creuser le parcours . j’efface les nœuds que le poète noue . j’essuie la mort mouillée par des yeux devenus qu’éraillures . je fraye le lé transcendantal . seulement friable . seulement raciné . seulement corporatif . me voilà presque de retour . trahissant l’arôme de draps et son linon moirée . c’est la souvenance d’une repiqueuse de riz à la fesse violée et paradoxale . c’est la réminiscence d’une femme à l’invariance putain . autrefois aimée à mi-cuisses . étreinte au garrot . enculée franchement droit . autrefois pelotée quand bien même . médaillée à la mamelle . léchée à l’endroit . j’aimais l’inhaler dans la chair . la prendre et espérer une fellation sur les pelouses privées d’Auschwitz . j’aimais lui mimer l’absence . lui parfaire une hécatombe de violence pauvre et pleine de bourre . me voilà presque de retour . la joue couchée à flot sous la pale en sapin . je vois défiler la liste d’otages . les organes du ventre . les choses de l’ordinaire aussi . comme les couteaux ou les fourchettes . et puis le temps et puis la plèvre et puis le divan . je vois se défaire la boucle . pendant les nuits . sur la vitre . le gel saisie la buée dans des mots d’aujourd’hui . d’hier presque .
lundi 23 septembre 2013
Chant XIV
le porcher a les traits du visage collés au mur . ses fissures serrent son corps . pour rompre les tripes d’un verrat de taille à courir une truie . pour épiler quelques poils de la hure . pour alerter les vagins dépressifs . le porcher attache une petite clochette au pénis . et vaque et parlote et ding et décharne sa verge jusqu’au cauchemar ralenti . de la vidéo YouTube à 33 milles vues . se voit le porcher enculant sa jeune voisine de 19 ans . par amour . dans un animisme rose et fidèlement rose . hors des catatonies vaudous . des maniérismes schizophrènes . des itérations agilitatrices . hors de l’interdit des moments narratifs . ceux qui désignent le plaisir vrai . la baise coi . je note un tout à coup de lenteur . de silence et de peur d’un léger lendemain . mi Corday mi Solanas . qu’un injuste cunnilingus bave jusqu’au genou de la meurtrière . devant ce nième cadavre à face enfaîte . qui sourit à l’envers et pleure le rimmel . la gorge et le poignet tranchés . les règles juteuses et saignantes jusqu’à l’embossage du boudin . c’est la queue de Rembrandt . c’est la tuaille de Schiele . c’est la couenne de Beuys . qu’on bucle avec la paille d’un feu glabre et cireux . qu’un porc efféminé finisse en brochette indocile et alternative . je note les troubles neuro anatomiques du fidèle porcher bougon et nationaliste . accueillant l’étranger pour mieux le salir . le punir . le noircir d’une incrédule brillance de l’œil . rien ne sort de blanc . rien ne donne accès à l’âge adulte . nul rêverie érotique . nul plaisanterie grivoise . quoiqu’aporétique . le front appuyé contre le ciel . je note l’offrande ovine . les confessions d’échine . les aveux de travers . les bans de longe . pour cataloguer les bons morceaux de femme métamorphe de truie . alentour de ses cuisses athées . de ses liantes hanches . de ses fesses dénombrées . le porcher est l’assembleur de nues et de visages pilés . un mécano célinien maternant les bouts de nuit . décolle collement . pour une représentation figurative de la fidélité . je note les modifications de genre . les sexes flexibles . les flores diverses . les chiens à tête . les oiseaux rapides . les herbes droites . les mains bourrelles . les âmes trouées . je note les prétendants servant la soupe . un tablier de cuisine noué à la taille . qui s’attablent autour d’elle . entre ses jambes ouvertes pour une part de vagin . elle prête à se faire baiser en tournante . elle prête aux provisionnements de chacun . qu’une lippée reçue dans chaque bouche devienne l’obscure mutilation d’une ombre avalée . pendant qu’un rire criard reconstitue le visage . d’où je note les traits .
dimanche 22 septembre 2013
Chant XV
quelque chose vide en option d’écriture . comme pris de court et toujours recommencé . quelque chose loupé d’homme . comme faire l’amour avec un con . voilà qui pervertit les pauvres cœurs de femmes au gré de l’abandon . que ces routiers de Phéniciens viennent queuter les blondasses d’Ithaque ou d’ailleurs . enfiler les verbes désidératifs . déproser les récits affectifs . versifier les semblances narratives . la gente antéchrist s’orne . et de coiffes hip hop . et de colliers dollar . et de Breitling chromée . et de chevalières pistol . et de chausses Nike . pour prouver le darwinisme bling bling . pour donner sens à l’Auguste poids rouge et contrarier les crimes clownesques jusqu’aux étoiles de fer . je mêle la calligraphie des rencontres homophones jusqu’à mousser la masculinité preuse . qu’un dieu secondaire publie ses parties intimes . les couilles en sorte . et danse la mitre nue autour de mortelles sexotiques . adynamiques . antipodiques . isobariques . asymétriques et putains . femmes en sorte . et danse à faire rôtir la viande de cheval au sabot non fendu . à faire fendre les buches sèches . à faire souffler le feu hors de l’âtre . j’observe que faire d’il y a . d’une nuit mauvaise ou d’un ourlet déchiré . j’observe la reconstruction de scènes agglomérées . d’acteurs côte à côte d’acteurs . de rixes funéraires côte à côte de rites mortels . je secoue pour qu’arbitre l’alphabet . pour que reboute la lettre première . animalement dessanglée d’et cetera . et j’attends la poésie profonde . la prostration des forces littéraires . l’impatience de l’abattage du dire . et j’attends la cicatrisation spermique . la nomination compensatoire si timidement baisant la brise favorable . alors je funambule en sorte . la pointe du pied sur l’onde amère . la main aux doigts d’ongles crimant les fraiches risées . stratifiant à l’envie la tringle du con stalactitement débandé selon la caresse des vagues . le reflux de l’éther essuie la peau et j’équilibre tant d’année sans jour pour ne penser qu’à une même forme . celle du vagin parfait . dont la trajectoire accidente le centre de l’excentricité . je contrebalance le sexe serrant au trempage de la cuisse . ça frotte l’os béquilleux jusqu’à l’éjection noniste . ça vote Ptolémée dès le premier tour . ça panurge les convictions géocentristes pour poser une oie géante autour d’un nain mutilé . une scène bouffonne aux brillantes couleurs d’ornemaniste oriental . en reconstitution d’échantillon . de morcellement de gens d’une autre mine . un puzzle en sorte . un emboitage fendu à la scie à chantourner jusqu’aux restes noirs .
samedi 21 septembre 2013
Chant XVI
la vérité d’un retour dogmatique au velvet noir . noir du sang giclant de la cause . qu’un parterre de pétales rouges allemands couvre Wuppertal en lignement confondu . alors je suis son père identique . des mêmes peaux . des mêmes boucans . des mêmes venir . des mêmes ombrements . des mêmes mains mélangées de vin aux sombres feux . des mêmes os . alors le corps double la décision plus déchirante que celles des orfraies . des vautours . alors même des ménades . des malignes découvrant leur ventre . leur mamelon de seins ennuyés . alors même des ballerines . des bayadères nommant enfin le brouillard . alors même des mêmes gestes de doigts . des mêmes éclats de respirations . alors je suis son père et de pleurs et d’angoisses . au long des temps identitaires . et j’entre la poésie sans discipline pour comprendre le silence . à bas de prologues . de stances . d’épitres dédicatoires . qu’untel déclame une critique kantienne où entre-glose une pensée vérifiée . qu’untel perfore le bouché d’incident où cogne le genoux au menton . d’encore la violent jusqu’au coin du vagin et jouissent dans la précipitation de l’enfance . une rencontre tant et tant . à baiser le front plié de haine . à renifler l’arôme paternel . à croire le buste d’un marbre noir toujours rentrayant les peaux de moutons . une scène d’abandon layée dans l’abatis des bois . au long des aventures que le ciel fila . je ploie des cris bien en griffe . des relents secs . des hymnes Stardust pour laver mon parèdre . ce pseudo dieu caudataire à porte queue et velours bleus . alors je suis son père jumeau . des mêmes gènes . des mêmes couilles concentriques . des mêmes jaillir . des mêmes sourires . des mêmes cédilles tristes accrochées au cadre vide . alors le visage biffe les rides Opalka jusqu’à l’esthétique de l’inachevé . jusqu’en monochromie chiffrée . excommuniant le reflet des armoires à glace . l’haleine d’une bouche pochée . la palpation d’une soif physique . encore à l’envie des mêmes gestes altérés . des mêmes cravates noires . des mêmes ramées vertes . des mêmes canettes chromées . j’emporte le sel d’eau par importance . au delà du culement de la coque et de la déségrégation des flots. j’embarque les sons d’innocence . au delà des demi croches emphatiques et des pinsons découplés . pour une petite prière anale . lubrifiante jusqu’en perte . alors je suis son père masturbatoire . des mêmes branlettes à deux . des mêmes plus-de-jouir . des mêmes bouts vécus . des mêmes exactions pornographiques d’où viennent l’assurance de prophétiser la vérité d’un retour muet .
vendredi 20 septembre 2013
Chant XVII
c’est en mendiant l’envers des mots que l’offrande recueille . et les accents . et les apostrophes . et les points . d’où la phrase s’émeut d’égarement . d’où son parfum roule de flot en flot jusqu’au ventre littéraire . jusqu’au bourdonnement de lyre creuse . creuse de dire en voix et en sujet pour manuscrits à peine comblés . qu’ils me viennent en gueusant de l’amour dans des gobelets à sperme . qu’une étiquette sonne la géniture et le couvercle traviole le vice . je nie le bruit sans tache de ce cul troué à l’entrée du fastfood . je nie l’espacement des travées et l’oxymore des abandons . je suis assis là sur un tabouret symbolique . celui d’un ventriloque cocufié . celui d’un dentiste low cost . celui d’un torturé les mains crucifiées . celui d’une vieille portugaise hiératique . celui d’un boxeur transpirant des yeux . celui d’un scientifique baudelairien et uraneux . celui d’une fermière à cuisses jarretées . et j’entends la traitrise au gouffre de leurs cœurs . à chacun son émoi . son gémissement tors . à chacun sa sale histoire de sexe liturgiquement baigné dans le flacon régressif de Musset . à chacun son coup de bites éploré d’où se gode la mère . celle en attente à la mort pour une partie de baise en plein air . les mamelles pleines d’anciennes sueurs . de frissons publics . qu’elle s’entre le mini vibromasseur chaudement au coin du vagin . l’avaleuse de tweet aux lèvres dièses . toujours à traire les verges . toujours à cueillir les arbres et à obstiner Rosa Parks pour agrandir ses ambitions multiraciales . je tends la nuque à la coiffe . la fellation à la tête emportée . à contre sens du prêcheur d’agora qui ingurgite en apnée la bave blanche et blanche . à s’en coller la bouche jumelle jusqu’aux frontières linguistiques . je mue le venu profane et je mue le vœu d’une hécatombe et je mue l’aveu diacritique . pour enfin éclore le mâle des haillons . le souverain à la quincaille . pour enfin plaindre les consonnes séculières de leur épellation . voyellement effeuillées jusqu’à la tige . femme nue . ozone . femme lisse . jusqu’à la tige de la parole au parfait divan . entre fierté onomastique et découragement sémantique . je parcellise les teintes signifiées ou la croute ou la tasse et je scie les fictions en tranches destinées . tous auront la vie courte et des noces amères . tous auront la médaille aillée de l’obscénité et la distinction érectile de la gloire . tous auront l’endurance honorifique et empirique de la glottalisation du dit éjectif . de la bandaison du quignon électif . une conspiration nouée entre moi et l’envers des mots . une conspiration cloîtrée derrière la signification obtuse .
jeudi 19 septembre 2013
Chant XVIII
la jouissance se fait dans la bouche . toute grande ouverte par la fuite . qu’une halte psychanalytique taillade même la trique . prête à prête . pour qu’un coup indécis tranche le ras jusqu’à dépecer l’instant . membre à membre . l’instant chair à larmes hautes . encore équilibré à l’aube . à l’obsolescence de l’aube . à l’ivresse de l’obsolescence de l’aube puis . je mets en sang les blés les pneus les faux-fuyants . je décèle les grincements de parquet . je flaire la craquelure des voûtes blasées de lumière . ou stuc blanc . ou plâtre blanc . ou marbre blanc . ou granit bleu de Carolles . se dispersent . où la route est plutôt un glissoir . où le chyle porte l’écoulement des mensonges . où la parole est tracée à la craie . du brulant et du sexe igné . je connais tous les trucs de la femme . son épilation saturée d’herbe jusqu’à son con nidicole . je connais ses grandes belles cuisses puis ses larges épaules . je connais la conjugaison de ses cotes . le craché de ses dents . je connais l’endolymphe de ses attentions . l’ivoire scié de ses yeux d’où la doxa convertit l’existence fermée en ultimité revendicative . jouisseusement allongée dans le corps . le goût est une faculté politique . le conformisme est une règle grammaticale . le discours est une intonation immédiate . le mot est une citation . la fellation est une logique énoncée d’une bouche à deux langues . par inclinaison de syllabes mutilées . dégoisement citées et bifides . je sais dire les compléments circonstanciés . qu’un zoïle vante sans profondeur ni fissure médiane . sans comparution particulière ni possible négociation . j’acte l’option d’achat comme un homme de baisers . une croix de petits rires pendues au poigné et la monnaie clouée dans le creux de la main . le messie emblémi soigne son retour tardif . nu les muscles crus . nu la tragédie d’inventaire . nu le Rembrandt déchiré . j’y garde le tronc sous roche et clos l’excès de bras . de poitrine . de mollet . de cou et d’épaule . perdu sous la peau dans sa honte . je connais toutes les vengeances rétives . comment souffrir le corps d’un mort ou comment poser la nudité dans une cagoule ou comment tordre l’accent du muet ou comment traire une truie à cinq pattes ou comment repêcher sa femme avec les mains sales . les bras en tournant les fuseaux . en cardant la laine . tendus au ciel fougeant les nuages . les coloriant . les éparpillant . les jetant en curée à ses chiens . je connais les causes indomptables du sexe n’ayant pas de genre . même âge . même force . même ardeur du grand bœuf roux appuyé contre l’âne .
mercredi 18 septembre 2013
Chant XIX
à l’abri des vapeurs . l’arbre se refeuille pour ne plus apparaître nu . le jeu des mémorandums érotiques recouvre ainsi le tronc . ainsi les branches . ainsi les bouts de branche . ainsi l’aube du bout de la branche . ainsi la fracture de l’extrémité où la sève fore les sols d’O . à télécharger l’odeur de l’amour . à finir l’algorithme de l’effort . à voir vieillir un mendiant au sexe égaré contre un sourire d’Euryclée . d’où se brise l’éjaculation faciale . crispant le cul rouge et renflant le thorax . qu’ouïr l’interjection du plaisir en sonnet . je veux bien . catégoriquement . qu’elle touche à mes pieds . qu’elle y passe sa langue . qu’elle claquette mon entre cuisse . qu’elle prenne mes vertèbres pour une flute . qu’elle opère l’arrière de ma tête . qu’elle cloque mon ventre à bosse . qu’elle prouve l’identité de mes mains . qu’elle lime mes ongles bas . qu’elle me lave entièrement une deuxième fois . je veux bien que le malheur m’éprouve autant qu’une flamme vive brase les dos de femmes . voilà que s’entassent mes ruses privées . les charmes lents d’une coupe avec raie . les petits cailloux blancs d’un petit putain . à l’auprès de l’amour qui s’isole du troupeau . loin des couronnes rostrales et des médailles de ronces . dedans le trait des vaches sans galon . je soudain . joue l’épouvantail roux comme un éclat de salade collé à l’incisive . les oiseaux ont la trouille et n’approchent pas le champ et restent autour de l’air et parasitent l’augure . les chiens aussi aboient la misère . même l’eau s’emmêle de farine . je cherche l’occurrence dans un corpus étroit . je tire au sort le mot aussi monial qu’une lettre cavée . douze haches traversées d’une flèche sans éclat de sang noir . de fragment Spinoza en profondeur de poche . douze haches sans une tête à décoller . ni d’arbre à partager . ni d’ordure exacte à broyer . douze haches émorfilées à cul d’un blanc sadique . le manche enculant par entrée de luxure . ça jouit au passage d’une rugine en chair . jusqu’au tannage taxidermistique . à abstraire la peau . à trouer le fer déchirant . je brusquement . chiffre le raclage de la numération . à dire le Hocquard sphénisque . à épeler la plomberie mallarméenne . à décompter les voyelles jaunasses . d’où je prononce l’accolade creuse d’une poésie en bâtonnet . de lieu-dits désertiques en aplat de combes éventées . d’où les non-morts vont vide et les cimetières vont lent et les pierres tombales vont sauf . d’écrits de carène en cris de paille . lui n’est . pour une scène de cul . qu’un homme à la douleur mo . traversant la phrase ponctuée d’absence . à l’abri des vapeurs .
mardi 17 septembre 2013
Chant XX
la nuée de mort authentiquement . comme des mouches noires éteintes . des traces . des rails . des étais . des poings . des cognements . des ratures . des larmes droites . rend vers l’azur . aucune femme n’ouvre les initiales . aucune raison n’écarte le silence à cor . aucune vengeance n’inspire l’apnée primitive . d’y tuer jusqu’aux gorges . d’où le palais mou du langage s’effile en distance muable . je verse dans la bouche une goutte de foutre . s’y dissout la salive en deux filets . blanc et blanc . s’y traine les seins d’une femme . secs et craqués . puis heurtés elliptiquement . comme une autobiographie d’objets inhospitaliers provenant de Sodome . comme un sonnet édicté par le Concile d’Ancyre . la goutte de foutre tourne et retourne un projet . prend la forme du vase . sa poignée sa anse sa aine son cul sa vengeance sa nuque son galbe sa rancœur sa tempe que je finalement colore . tel le peintre de l’osmose . j’ignore la métaphysique des amusettes et les déterminismes rogués . j’ignore les pointillés noirs en proie aux araignées . j’ignore les patrons cisaillés de sang bleui . qu’un paysage de porphyres s’entrouvre à l’horizon gris noix . la goutte de foutre lisse délicatement la face du corps . pour en étirer ses membres jusqu’à l’écartèlement du tragique . d’y tuer la gloïre par nécessité . dans un combat décis de jeunes filles qui montrent leur poil . leurs tétons blancs . leur fesse mondiale . leur muscle médiatique . qui fabriquent des fait-divers sexueux comme la décapitation de bites . le viol de mature grisâtre . l’enculage de porcher . le dépeçage de rats . la goutte de foutre est une idéologie préexistante d’un corps tiret . elle transcende la miséricorde entre deux partouzes . contre l’Etna . je couds les points de rupture jusqu’au col et je noue la cravate de peau de vache et le miroir me regarde souriant . quelques pleurnichements débordent la marre . d’y tuer l’allégorie de l’innocence . la semblable femme revient en son lit d’origine . se laisse baiser partout comme une pute . déjà la bouche . ses dents sont d’une autre . l’habileté de ses gestes décourage l’âcre ferveur du retenu . jusqu’à l’avalement . la goutte de foutre propose une même fluidité anagrammatique . un parcours sinueux en cendreux découpage de consonnes rouées . de tweet indécents . de terminaisons énouées . je frappe la poitrine de vair qui couvre tout le cœur . je palpe le gras de la cuisse . je remue rugueusement le pubis . pour un adverbe de temps déjà rougi . au fur d’un contexte qui ne sert à rien . d’y tuer à mesure .
lundi 16 septembre 2013
Chant XXI
c’est-à-dire la sollicitation d’une forme . c’est-à-dire le déclenchement d’un geste . pour la construction entière d’une femme . de la parole accélérée à l’occulte sens du mépris . de la fesse emmêlée à l’austérité pharisaïque du consentement bestial . voilà pourquoi vaincre et porter en triomphe la coupe se mérite . comme se mérite un salaire minimum interprofessionnel de croissance . un revenu de base inconditionnellement décent . je prouve l’effort d’exsuder quelquefois . je prouve qu’un trou à l’autre trou passe la flèche . je prouve qu’une femme doit s’offrir sans planification économique ni spéculation vaginale . mais . par la vulve ouverte en perte sèche . mais . par la bouche fixe comme un cri d’hirondelle . mais . par les seins croisés propices à la branlette espagnole . je prouve qu’une femme pareille doit souffrir de la répréhension publique . jusqu’en jouir à brusque détente . jusqu’en sourire le langage cerné de diphtongues et de hiatus iconoclastes . je perds le for du mot horizontal . celui qui souligne la littéralité du sommeil . à l’aube d’un éveil à sonnerie rigolote ou d’un air à vibrer la corde ou d’une main à tordre l’ordonnée ou d’un coup de bite à goûter la femme . voilà le mâle orthogonal . bien ferré . pour écarter de lui et les chiens et les hommes . un mâle à l’hypertexte sensible . comme une numérisation dépassée de lointains langages . ceux de comtes indisponibles et de ricanements d’enfants . ceux d’effondrements intimes et de mimes codés . un mâle à la communication parlée et l’identité sédative . je prouve le manquant des milieux transmetteurs . je prouve l’abscisse fanée de la colline d’où se fiche tant de pâtures . de chaises longues et de transats dépliés . je prouve la courbe de la femme précipitée . l’en avant de sa cuisse froide et de sa joue au faîtage de crépines et de franges d’or . puis la scène se morcelle comme un Klimt affadi . puis le torse . puis la nuque ensuée se raidit jusqu’à l’os . puis la glotte . puis la langue meugle comme meugle un taureau . puis la cicatrisation . puis la globalisation des distorsions de sens . puis le monologue synchronisé d’écorces virtuelles . je prouve qu’un agencement collectif d’énonciation doit décroiser le x . je prouve la misanthropie de l’immanence jetée dans un décor . comme l’homme triste chante bel et clair pour défaire les formes déposées dans le langage . pour défaire les scandales rhizomatiques du multiple . pour défaire l’indivision des nombres premiers . c’est-à-dire l’histoire universelle du fortuit . c’est-à-dire le devenir imprévisible de la parole . pour la construction entière d’une femme .
dimanche 15 septembre 2013
Chant XXII
partout sanglant d‘amertume et suffisant de mort est encore la joue . comme une trace si rouge . si régnante . si coulante en ligne incarnée et de merde et de poussière . qu’une belle danseuse coupe les corps par bout . chacun déchiré . d’un revers calomnié et fuyant . je décompte les locomotions votives et les trotteuses unijambistes . j‘étale les ormes membrus et les vents étirés . je parsème la glycine odorante et les javelines de bronze . je coche les flèches et griffe les nuques de coutures virgulement . les corps chutent au sol où les pieds s’agitent à l’instant . mais très bref . et dans les nœuds de la mort s’interroge la fixité de l’usage . de l’habitude monosexuée d’un américanisme drôlement putain au point de faire des lapsus avec la langue . chacun bavé . de récits à demi compréhensibles . que je narre à voix haute . en soliste queutard . dans le cul résonnant d’une bonniche pétainiste . comment la lui foutre en mil après tant d’entre temps . tant d’espace décommunisé . tant de sales manies agréées . comment la lui lécher à ras jusqu’à l’holocauste des dires . comment la lui peloter au sommet d’interfaces réversibles ou d’apodose impérative . je n’ai rien fait qu’être . l’aruspice d’une seule . le dictaphone d’une seule . le ventriloque bègue d’une seule . le barde indiscret d’une seule . le visionnaire priseur d’une seule . le juif vide d’une seule . le prophète jaune d’une seule . le coi d’une seule . puis de ses narines jaillit le flot épais . chacun délié . d’où les femmes pendouillent en cédille . puis un lacet serre le kiki des peluches en sursis . chacun rangé . d’où les hommes détranchent leur taille autour de tous les cols . puis émerge la voix du poitrail qu’ils ont gardé dans leur ventre . comme des ex-voto pornographiques ou des Genet ergonomiques . la salle des fêtes se jonche de cadavres entiers . le sourcier y découvre l’inertie des peuples et la syndicalisation des guerriers . je risque l’impiété des fonds de chair et l’effondrement des croyances dépêchées . je risque l’économie de mâcher le sang . chacun calleux . je risque un goût oblique dans la bouche . mais très bref . où l’harmonie poétique se fend et la pointe lettrée s’en va ressortir dans le dos . comme une fuite d’antonomases anonymes . la brulure de faits définis prévient les blessures de faits définis . tel le salaud en creux de la rive prévient l’écoulement du sol . la rangée ensanglantée jusqu’en crue crache en débord ainsi les têtes . les mains . les pieds . en ligne triomphée sur le pli du haut de la cuisse poussant le ventre à l’agonie . que les déchets de semences pour le bien torturer se dévissent de la grammaire . puis se tranchent le verbe . chacun irrégulier .
samedi 14 septembre 2013
Chant XXIII
le déterminé en dehors d’épaisseur s’y faille jusqu’à la 296 . écrire ne peut plus . telle l’historienne les jambes décroisées . le sein pendu . le rouge athétisé . le crâne anthropologiquement oblique . le genou mélancolique . la main douteuse déposée sur la choune comme l’obèle du signalé . j’équarris le gros fût jusqu’à la racine d’autrefois . j’y tends les courroies et dresse les bois . je prépare le coucher . les plis du drap moiré . l’élan des feutres et la douce toison pour baiser l’affirmation de l’écriture . j’encre le réalisme amniotique et de sonnets nielleux et de scolies arbitraires . pour devenir lointain . pour résigner les rimes . pour accidenter la raison . pour désenculer sérieusement la fille soulevée d’un caillou . cette enflure en frondaison de feuillage éployée . un rien mythomane . féministe . alcoologiste . équilibriste . althusseriste . centriste . arrière gardiste . ouvriériste . onaniste . et couseuse . qu’un sublime contrefait prouve l’innocence de sa chasteté . elle n’a pas joui . ni jamais . ni à la lueur des torches . ni dans l‘entre noir de l’attente . un rejet d’olivier incrusté d’or d’argent et d’ivoire va suppliant de jouissance jusqu’à la pitié . elle n’a pas joui . et j’ordonne le droit d’autrefois . et j’abonde l’épitomé rempli d’autrefois . et je grise la glose pour enfin la rebaiser . qu’un palindrome vagineux s’ouvre à la lecture réplétive du langage . les promesses paradoxales en palabres usagées . les caresses substantives sur ses poitrines lèches . les gestes déplacés en hurlements hors sol . lâchent . écrire ne peut plus . telle la provocatrice d’onomatopées égoïstes . telle la ride parcheminée jusqu‘aux courbes d’autrefois . je suis à bout de mots . virgulement creux . figé au regard de la ponctuation et des anhélations FIV . qu’un cunnilingus délivre mes deux bajoues rougies par le frottement de ses cuisses . je clos la ligne d’où la femme pareille se suspend . résignée d’être la délivrance pliée . elle n’a pas joui . ni jamais . ni du ventre desserré de la taille . ni de la lèvre égarée d’un sourire . elle pose le doigt sur sa vulve signée . elle pose sa main sur la verge et branle droit . comme une preuve d’autrefois . pour enfin décharger l’insignifiance beauté sur le sol noir . l’adamique fêlure vexe l’éternel petit cul de l’attristée . l’obtus d’homme et de bites d’homme taillent comme le fil écuré d’un érotisme lent . d’où je fonde l’univers après le sexe . qu’une tigelle aux circonstances avalées s’éclos dans le désir du dépresseur . qu’une pucelle à la chevelure variante s’offre les vents et les mers . l’aventure du delà s’achève devant un sommier d’olivier franc . elle n’a pas joui devant le pleur avalé . ni jamais .
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